CII et UBL sont deux façons d'écrire la même facture. Le contenu est défini une fois pour toutes par la norme européenne EN 16931 : les mêmes parties, les mêmes lignes, les mêmes totaux, identifiés par les mêmes champs (les BT et BG de la norme). CII, la syntaxe UN/CEFACT, est celle qu'embarque Factur-X ; UBL, la syntaxe OASIS, est celle qui domine sur le réseau Peppol et chez plusieurs voisins européens. Le socle français accepte les deux, plus Factur-X. Et comme le modèle est commun, la conversion de l'une vers l'autre se fait sans perte sur le cœur de la facture : c'est ce que font les convertisseurs CII vers UBL et UBL vers CII.
Le modèle d'un côté, les syntaxes de l'autre
La norme EN 16931 définit le modèle sémantique : la liste des informations qu'une facture porte, chacune avec son identifiant (BT-1 le numéro, BT-9 l'échéance, BG-25 une ligne, et ainsi de suite). Puis elle définit deux liaisons syntaxiques officielles, deux manières d'écrire ce modèle en XML :
| CII | UBL | |
|---|---|---|
| Origine | UN/CEFACT (Nations unies) | OASIS |
| Où on la rencontre | À l'intérieur de Factur-X et ZUGFeRD, dans les échanges des grands ERP | Sur Peppol, en Belgique, aux Pays-Bas, dans les pays nordiques |
| Nom du document | Cross-Industry Invoice | Universal Business Language Invoice |
| Racine du fichier | rsm:CrossIndustryInvoice |
Invoice (ou CreditNote) |
Une information de la facture a sa place dans les deux : le même BT s'écrit avec d'autres balises. C'est pourquoi la conversion est fidèle sur tout le périmètre EN 16931, et pourquoi débattre « CII contre UBL » n'a pas grand sens : on choisit rarement, on rencontre.
Laquelle vous concerne
Vous facturez en France : Factur-X est le choix naturel, et son XML interne est du CII. En créant ou en convertissant ici, vous produisez donc du CII sans y penser ; le guide du format montre comment le fichier est bâti.
Un client, une plateforme ou un pays vous demande de l'UBL : la Belgique impose l'échange par Peppol, des clients néerlandais ou nordiques attendent de l'UBL. Convertissez votre CII, ou exportez-le en UBL : même facture, autre écriture.
Vous recevez l'un ou l'autre : la visionneuse lit les deux et les affiche pareil ; le réflexe complet à la réception d'un XML ne dépend pas de la syntaxe. Un système qui n'accepte qu'une syntaxe se sert du convertisseur dans l'autre sens.
Vous validez : les règles EN 16931 existent pour les deux syntaxes, et les règles françaises aussi. Le validateur détecte la syntaxe du fichier déposé.
Ce qui peut se perdre, et ce qui ne se perd pas
Sur le périmètre EN 16931, rien : chaque champ du modèle a son équivalent exact. Les limites apparaissent hors du modèle commun : des extensions propriétaires d'un profil EXTENDED, des champs nationaux hors norme. Ils n'ont pas d'équivalent garanti dans l'autre syntaxe, et une conversion sérieuse vous le signale plutôt que d'inventer. Pour une facture ordinaire au profil EN 16931, la question ne se pose pas.
Questions fréquentes
CII et UBL sont-ils deux normes concurrentes ?
Non. La norme, c'est EN 16931, le modèle de la facture. CII et UBL sont ses deux écritures XML officielles. Le socle français accepte les deux.
Le XML d'un Factur-X est-il du CII ou de l'UBL ?
Du CII, toujours : la spécification Factur-X embarque un Cross-Industry Invoice sous le nom factur-x.xml. Un « Factur-X en UBL » n'existe pas ; pour livrer de l'UBL, on convertit le CII.
Comment reconnaître la syntaxe d'un fichier reçu ?
À sa racine : CrossIndustryInvoice pour le CII, Invoice pour l'UBL. La visionneuse et le validateur la détectent d'eux-mêmes ; vous n'avez pas à ouvrir le fichier.
Peppol impose-t-il l'UBL ?
Le profil de facturation courant de Peppol (BIS Billing) s'échange en UBL, et c'est ce qu'attendent les points d'accès. Convertir un CII en UBL donne un fichier EN 16931 valide ; le profil Peppol ajoute ses propres règles, que le destinataire précise.
La conversion change-t-elle les montants ?
Non. Les montants, taux et totaux sont recopiés champ à champ, sans recalcul. Le validateur, passé après conversion, le confirme sur pièce.
Dois-je archiver le fichier converti ou l'original ?
L'original, tel qu'émis ou reçu. Le fichier converti est un véhicule pour un système qui exige l'autre syntaxe, pas un nouveau document.
Publié le 12 septembre 2026. Sources : norme EN 16931 et ses liaisons syntaxiques CII (UN/CEFACT) et UBL (OASIS), spécification Factur-X 1.07. GetFacturX n'est pas une plateforme agréée : la transmission réglementaire est assurée par une plateforme agréée partenaire. Cet article ne constitue pas un conseil fiscal ou juridique. Les dates, fréquences et montants cités sont ceux connus à la date de publication et peuvent évoluer : vérifiez-les avant de vous en prévaloir.